Les Syndicats des métiers du bâtiment du Canada (CBTU) ont aujourd’hui exhorté les ministres du Travail du pays à donner l’élan politique nécessaire à l’harmonisation nationale de la formation aux normes de sécurité dans le secteur de la construction. S’exprimant lors de la réunion annuelle fédérale-provinciale-territoriale des ministres chargés du travail à Québec, le directeur exécutif de la CBTU, Sean Strickland, a souligné que la structure actuelle, dans laquelle chaque province et territoire gère son propre système de formation à la sécurité, entraîne des retards considérables qui se traduisent par une perte de temps et d’argent pour les travailleurs, les employeurs et l’économie canadienne.
“ On sait tous que, dans le contexte économique et géopolitique actuel, le Canada doit se doter d’une économie plus diversifiée, plus résiliente et plus efficace. Les gouvernements, les organisations des secteurs privé et public, et les syndicats : on a tous notre part de responsabilité pour faire avancer ces progrès ”, a fait remarquer Strickland.
Strickland a rappelé aux ministres qu’en janvier dernier, les premiers ministres du Canada avaient convenu de favoriser la mobilité de la main-d’œuvre en “ accélérant les travaux visant à reconnaître les exigences prioritaires en matière de santé et de sécurité dans le secteur de la construction d’ici l’automne 2026 ”.”
Des représentants des plus grandes entreprises de construction du pays étaient aussi présents ce matin et ont exprimé leur soutien sans réserve à l'harmonisation des formations à la sécurité.
Sean a déclaré : “ Ce n’est pas un problème qui concerne une ou deux provinces, mais un problème qui touche “ tout le Canada ”. (…) Les travailleurs sont d’accord. Les entrepreneurs sont d’accord. Les premiers ministres sont d’accord. Il est temps de défendre les artisans du bâtiment canadiens. ”
Comme proposé, le travail d'harmonisation portera dans un premier temps sur sept enjeux prioritaires en matière de sécurité, notamment le travail en hauteur et la prévention des chutes. Pour chaque sujet, les normes de formation les plus performantes de chaque secteur serviront de modèle dans toutes les provinces et tous les territoires. “ Du coup ”, a souligné Strickland, “ la sécurité des travailleurs s’en trouvera améliorée et la formation suivie dans une région sera automatiquement reconnue dans toutes les autres juridictions, selon les normes les plus élevées, ce qui améliorera à la fois la sécurité et la productivité. ”